L’État mobilisé contre la fraude dans la Drôme : un engagement renforcé et des résultats concrets Réuni ce jour sous la coprésidence de la préfète de la Drôme et du procureur de la République, le Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) a dressé le bilan des actions conduites par les services de l’État en 2024 et 2025, et fixé les priorités pour l’année à venir. Des résultats significatifs en 2024. L’année 2024 a été marquée par une mobilisation soutenue des services de l’État, avec : 178 opérations conjointes menées sur le territoire, plus de 14 000 contrôles réalisés. Ces actions ont permis la récupération de près de 5 millions d’euros, principalement à l’issue de recouvrements opérés par la CAF et la CPAM de la Drôme. À ces résultats s’ajoutent : les confiscations de marchandises prohibées réalisées par le bureau des douanes de Valence, les saisies de véhicules et de smartphones effectuées par la cellule fraude de la gendarmerie, ainsi que les fraudes évitées, grâce aux contrôles préventifs de France Travail et de la CPAM, évaluées respectivement à 443 000 euros et 180 000 euros. 2025 : une dynamique confirmée Le chiffrage des opérations menées en 2025 est en cours de consolidation. Les premiers éléments confirment toutefois la poursuite d’un engagement fort et coordonné de l’ensemble des services dans la lutte contre toutes les formes de fraude. Priorités fixées pour 2026. Pour l’année 2026, la préfecture et le parquet ont défini plusieurs axes prioritaires de contrôle et d’action : la lutte contre le blanchiment, en particulier lié aux narcotrafics, les fraudes liées au travail saisonnier, le contrôle des sociétés de gestion d’ambulances,les fraudes au travail détaché, les contrôles ciblés des marchés et des barber shops. Une vigilance accrue sur les fraudes émergentes Le CODAF a également identifié plusieurs phénomènes émergents, qui feront l’objet d’une attention particulière : le blanchiment d’argent par la création de sociétés éphémères, appuyées par l’usage de faux documents d’identité européens, les centres de santé “coquilles vides”, contrôlés notamment par la CPAM, la vente illégale de cigarettes électroniques jetables. À travers l’action du CODAF, l’État réaffirme sa détermination à lutter contre les fraudes, qui portent atteinte à l’équité, au financement de la solidarité nationale et à l’économie locale, en s’appuyant sur une coordination étroite entre les services et une présence renforcée sur le terrain.

