La couleur des vins

24 mai 2016 - 1021 vues

Découvrez nos nouvelles chroniques oenologiques* créées et présentées par Cyril Coniglio, en diffusion sur nos ondes le mardi à 8h25, jeudi à 12h15 et le samedi à 18h10 ©**

La couleur des vins

On l’appelle la robe. Et pour la contempler, on penche le verre au-dessus d’une surface blanche. Et l’on regarde à travers, par-dessus le verre. J’ai dit que cela s’appelle une robe, donc on ne regarde pas par-dessous !
D’où vient-elle ? Evidemment, en premier c’est le raisin. De sa peau qui est gorgée de pigments de coloration.
Mais aussi de l’âge du vin. Quand ils sont jeunes, ils développent des nuances primaires. Puis ils évoluent avec des reflets tuilés. Donc les rouges évolueront du violacé au brun en passant par le grenat et le rubis. Et les blancs, verdoyants au début, se parent d’éclat jaune or et jaune paille, pour finir ambré pour les plus âgés.
La couleur peut venir aussi de l’élevage. Un élevage en fût de chêne foncera la robe du vin.
Elle provient également du type de raisin. Le cépage syrah, par exemple, donnera des vins rouges plus intenses et profonds. Tandis que le pinot noir sera plus clair.
Vous allez me demander. Et pour les rosés ? Rappelez-vous, j’avais dit que le jus d’un raisin noir est blanc. Et si on presse directement après la vendange des raisins noirs on peut faire du vin blanc. Chose qui se pratique beaucoup en Champagne. Donc pour que le jus devienne rouge, on va écraser le raisin et le mettre en cuve. Les peaux vont s’infuser et le jus va prendre sa couleur.
Et bien pour faire un rosé, il suffit tout simplement de faire macérer moins longtemps les peaux avec le jus. Quelques heures suffisent pour qu’il se colore en rose.
Et surtout, n’allez pas imaginer qu’un rosé foncé sera forcément plus puissant ou plus alcooleux qu’un rosé clair. Puisque je vous avais dit lors d’une précédente chronique que c’était le taux de sucre contenu dans le raisin qui crée le degré d’alcool final. C’est une tendance de rechercher des rosés clairs où le première organe en action avant la dégustation, c’est œil. L’aspect visuel, volontairement mis en valeur par une bouteille transparente. Et qui envoie des signaux gustatifs sans passer par la bouche. Mais la vue ne faisant pas tout, le conseil d’un expert vous aidera.
Et eux les rosés quand vieillissent, ils prennent une couleur cuivrée. Mais souvent, ils n’en ont pas le temps car ils sont dégustés jeunes.
La couleur des vins peut être altérée par la lumière, du soleil ou d’éclairage. C’est pour cela que les vins qui peuvent ou qui doivent mûrir un peu, sont stockés dans des bouteilles opaques. Et qu’elles doivent vieillir dans des caves. Où en plus de la température, la pénombre est très importante.

*L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
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Cyril Coniglio ? Mais qui est-ce ?

Diplômé Sommelier de l'école hôtelière d'Avignon, notre nouveau chroniqueur a été élu meilleur jeune sommelier de Lyon-Rhône-Alpes en 2001.
Cyril Coniglio a travaillé dans la haute gastronomie pendant 10 ans, dont chez Paul Bocuse, puis a découvert la région après avoir été employé dans une maison viticole de Tain-l'Hermitage.
Il a ainsi ouvert la cave de Pont-de-l'Isère en 2013 et a même été demi-finaliste du meilleur caviste de France pour enfin gagner la 1ere place de "meilleur caviste Rhône-Alpes" en 2014.
Il est aussi formateur "vin et spiritueux" pour la restauration et animateur d'atelier sur la dégustation pour les particuliers. En 2015, Cyril Coniglio est certifié "cognac educator".

En 2016 (le 1o octobre), Cyril a remporté la 2ème place au concours du meilleur caviste de France, soit un joli trophée d'argent !
Son ambition ?
Simplifier l'accès à la connaissance du monde du vin et des spiritueux...
Nous le citerons : "Une bonne connaissance et la recherche du plaisir évitent les abus" !