Valence : Désherbage : une responsabilité partagée


Chaque année au printemps et au début de la période estivale, les agents de la Ville de Valence procèdent au désherbage mécanique et manuel de certains axes en fonction de leur fréquentation ou de leur enherbement.

Cette année, avec les fortes pluies et chaleurs régulières, les végétaux se sont multipliés.

Aussi, la Ville de Valence rappelle qu’il incombe aux riverains de désherber les trottoirs ou caniveaux attenants à leur domicile.

Quand désherber ?

Le désherbage est à effectuer en début de printemps et jusqu’à l’arrêt des pluies (qui favorisent la croissance des végétaux) pour éviter que les plantes ne prennent du volume.

S’il n’a pas été effectué, les plantes sèches devront être arrachées à la main en été ou coupées au sécateur.

Un conseil : enlevez les petites herbes au fur et à mesure pour ne pas les laisser s’installer !

Comment désherber ?

Il est interdit de verser du sel ou du vinaigre d’alcool qui détruisent le sol (cf. Code de l’Environnement).

De même, les produits phytosanitaires ne sont pas autorisés en ville, en particulier à proximité des fils d’eau (caniveaux, avaloirs…).

Ils ruisselleraient dans les milieux naturels et les pollueraient, surtout à Valence qui est maillée par les canaux.

Seules les actions mécaniques n’ont pas de conséquences écologiques et sont autorisées.

Le désherbage est donc à effectuer à la main ou avec des outils de coupe. Il est possible d’utiliser de l’eau portée à 100°C ou des machines générant de la vapeur d’eau pour tuer les plantes et leurs racines.

On procède soit par arrachage (à la main, on peut utiliser un grattoir pour enlever les plus petites plantes), soit par coupe (sécateur, tronçonneuse), soit en brûlant (à l’aide de brûleurs thermiques).

La coupe est la méthode la plus simple mais la moins efficace car les plantes repousseront plus vite, leurs racines restant dans le sol.

Les plantes ligneuses par exemple, devront être arrachées avec leurs racines pour ne pas que celles-ci s’ancrent profondément et risquent de dégrader les murs ou revêtements.

Le désherbage doit être réfléchi selon la situation et la plante concernée, en particulier là où de nombreux Valentinois mettent en œuvre le permis de jardiner : s’il est dommageable d’enlever une rose trémière, une giroflée ou une pâquerette qui agrémentent le paysage et ne sont pas dangereuses, on peut arracher ou couper les plantes colonisatrices telles que l’érigéron du canada, le raison d’Amérique ou la renouée du japon, qui ont tendance à se propager rapidement et à gêner l’usage de l’espace public pour tous.

Lutter contre l’ambroisie, une priorité de santé publique !

L’ambroisie fait l’objet d’une surveillance en France car son pollen, émis en fin d’été, provoque de fortes réactions allergiques pour les personnes sensibles, en plus de constituer une menace pour l’agriculture (pertes de rendement dans certaines cultures) et pour la biodiversité (concurrence avec certains végétaux en bords de cours d’eau).

Si un pied d’ambroisie est observé, il faut rapidement l’éliminer car il est très difficile de l’éradiquer une fois qu’il est installé, sachant qu’il faut le faire avant la période de floraison qui a lieu entre début août et début octobre.

Les Valentinois ayant remarqué la présence d’ambroisie sur leur propriété ont obligation de l’arracher.

Hors de toute propriété privée, sur un terrain public et s'il y a seulement quelques plants, il faut également les arracher.

S’il y en a beaucoup, il faut signaler la zone infestée :