-M-
LETTRE INFINIE
sortie le 25 Janvier 2019
TITRES CONSEILLES

*Lettre infinie
*Superchérie
*Massai
*Grand petit con
*L’alchimiste
*Thérapie
*L’autre paradis
*Billie

Sept ans qu’on attendait son retour. -M- alias Matthieu Chedid nous poste treize lettres à l’âme et au cœur poétique. Lettre infinie se lit, s’écoute, se partage et se vit.

Qu’il soit en collectif, participatif, compositeur, ou en solo Matthieu Chedid est sur beaucoup de projets. En groupe, en famille, en duo, derrière un disque, écrit en tout petit sur une pochette au verso, écrit en grand sur une autre, sur une affiche de film en participation et/ou production, le compositeur musicien en a sous la perruque depuis presque 20 ans de carrière.

Celui qui a démarré par un baptême pas toujours adulé, sort en début d’année son sixième projet qui fait l’apologie d’une « infinité de vie » par 13 lettres.
Soit 13 titres qui livre un message, une déclaration, un aveu, un combat, une émotion, un deuil, un hymne à la joie, un moment de vie, une nostalgie, un adieu… une histoire sans fin en somme.
Une histoire personnelle qu’il partage avec son public. Une histoire dont l’univers, la musicalité, la poésie, les mots et métaphores imagées se créent et transforme, pour chaque album, notre Matthieu Chedid en -M-.

Un -M- à la hauteur de nos espérances sur cet album. Un -M- si mature qu’il retourne à l’age d’or alors qu’il frôle l’age de raison.
La raison, le droit chemin, l’être nouveau qu’il croit connaître, dont il fait part dans sa « Lettre infinie ».

Pour la vie, pour l’amour, pour celles qui l’accompagnent chaque jour, sa bien aimée Loica, sa fille chérie Billie qui pose sa voix sur cet album.
Un album intime, qui oscille entre musiques disco, au funky dont seul M a le secret, et à la douceur mélancolique d’une guitare ou d’un piano.
Des lettres intimes dévoilées à la lumière du jour. Une recette bien ficelée agrémentée d’un M qu’on retrouve, et qu’on connait :

De beaux arrangements aux beaux mots pour réconforter l’amour, que ce soit sur un brin d’électro rétro (« Superchérie », « Adieu Mon amour », « Si près si… »).
De la guitare sèche, et des mélodies enjouées pour apporter du bonheur (« Thérapie ») ou pour transmettre sa flamme (« Loica », « Billie »)
De la rétrospection infantile ou celle d’un égoman sur dimensionnée à la nonchalance thérapeutique (« Grand petit con », « L’alchimiste »)
D’un guerrier dont la fuite se veut imminente, attaqué de toute part. Une tribu, un sage, des jugements, des visages, cette unité, cette guerre (probablement au Kenya), cette menace terroriste, ce sentiment d’insécurité…Beaucoup de choses se lient dans cette chanson. Cet échange entre un père et une fille, dans un titre acoustique, donne aux paroles du morceau « Massai » beaucoup de sens à interpréter …comme vous l’imaginez.
Des mots de nostalgie, d’une guitare trouvée dans ce grenier dont il raconte sa rencontre avec sa chère et tendre et son aimée moitié. Une autre version du titre « Qui de nous deux » peut être, avec ce titre « Une seule corde ».
Puis sous forme de déclaration ou d’hommage, bien que l’on ai entendu les titres « Loica » (pour sa femme), « Thérapie » (pour son chat disparu), ou encore « Si près si… » (pour sa grand mère Andrée disparue) viens le temps de « L’autre paradis » (dédié au fils de Michel Berger et France Gall)
Des volutes de synthés, un paradis blanc aux nappes abyssales très chanson française des années 80 qui change le ton de l’album (avec également le titre « Adieu mon amour » qui rappelle forcément son autre titre « Psycho Bug » qui cartonnait en live… il en sera de même avec celui-ci !)
Puis ultime promesse, celle de l’amour évidemment, pour celle qui sublime l’album, sa fille sur le titre « Billie ». Tout est dit.

Des tubes accrocheurs (« Lette infinie », « Superchérie », « Grand petit con », « L’alchimiste », « Thérapie ») aux titres intimes touchants et troublants (« Massai », « L.O.I.C.A », « Une seule corde », « L’autre paradis », « Billie »), M sublime dans l’art de nous plaire, par sa simplicité et ses nombreuses déclarations, sa naïveté, ses jeux de mots subtils, son côté burlesque, son jeu de guitare funky, sa prestance et son personnage à la scène, ses petites influences maitrisés Gainsbourg, Berger, Prince, font de cet album un petit concentré de bonheur et de bienveillance, qu’il faut aller sincèrement applaudir sur scène. L’être n’est sûrement pas infini, mais il est toujours présent dans nos têtes, nos cœurs et nos âmes.. ça faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas vibré comme ceci. -M-erci

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Mic, chroniqueur Dans Mon Shazam

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