Isaac Delusion - Rust & Gold

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Isaac Delusion - Rust & Gold

sortie le 7 Avril 2017



Mic, le 28 avril 2017

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* Isabella
* Black Widow
* The Sinner
* Cajun
* Bittersweet Fruit
* How Much (You Want Her)
*Take The Crown


    Nous étions en plein rêve en 2014, avec leur premier LP, les parisiens d’Isaac Delusion reviennent sur Terre transformés, mêlant leurs esprits torturés sur des sonorités tonitruantes, enivrantes, dansantes et magistrales parfois.
    « Rust & Gold » innove et transcende gentiment dans nos rêves délaissés du premier LP, comme un souvenir lointain, un réveil inattendu et agité.

Ils nous avaient laissés en plein délire lunaire, en 2014 avec leur premier LP.
Et c’est avec leur premier titre « Isabella » (vrai premier single de l’album) qu’ils nous ont montré une autre facette de leur planète. Moins lisse, moins spatiale, moins calme que son aîné, « Rust And Gold » attaque en profondeur, se change, se transforme en plusieurs phases. De l’état clair et limpide, se distingue nettement quelque chose de plus complexe….

« Isabella » nous ronge de l’intérieur pour mieux sortir et exploser sous forme de petits pas dansants que l’on fait ridiculement. Cette chanson dévorante dans ses couplets, qui reste là dans le ventre, qui nous consume petit à petit.  Au rythme et à la voix intérieure presque monstrueuse et flippante qui se contredit avec le refrain dansant du titre.

Des rythmes effrénés saccadés qui se savourent à pleins poumons, avec «Isabella », « Black Widow » et « The Sinner » qui exprime toute la beauté du morceau dans son mal être intérieur. Cette fameuse chose qui nous avait bouffés en nous, revient sur cette chanson langoureuse, nonchalante et terriblement folle.
Cette folie de pousser de la voix dans leur langue maternelle sur « Cajun » (qui me rappelle un peu dans le style le groupe Kid Wise)
De titres en titres sous forme d’électro (magnétique) on prend la tendance sur « Luck & Mercy », « Distance », le tubesque « How Much (You Want Her) », tandis que d’autres nous replongent dans leurs esprits expatriés dans les airs avec, « Bittersweet Fruit » et notamment le lumineux « Mother Shelter » (véritable pépite d’or cet album)

Isaac Delusion se veut plus terre à terre dans cet album, sans jamais trop s’éloigner de notre système solaire (cf. premier album, toujours !)

On est comme happés par ses 12 titres, entre mélange vaporeux et électro, entre réalité et fiction, entre mesure instrumentale et rythmique décadente, le grand écart entre le premier et le deuxième opus se fait entendre et (au contraire) ne déçoit pas.
Les étoiles qu’ils chatoyaient sont laissées de côté pour nous montrer « la vie, le temps qui passe et qui laisse des traces », face à « la beauté visuelle et réelle de notre Terre »
« La rouille » face à « l’or ». « La rouille et l’or ». Pour ne faire plus qu’un…



 

Michael MARTINEZ
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