Dätcha Mandala - Rokh

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Dätcha Mandala - Rokh

Sortie le 10 Novembre 2017

 

Mic, le 11/11/2017

 Une belle histoire qui commence avec ce trio bordelais, puisque repéré lors d’un festival par Les Insus (Le groupe « Téléphone » d’aujourd’hui), c’est sans hésitation et avec, je l’imagine une grosse pression et un gros kiffe, qu’ils ont fait la première partie de Jean Louis Aubert, Bertignac et Kolinka sur la modeste scène du Stade de France en Septembre dernier (rien que ça !)
Mais l’histoire ne commence par comme cela pour les Dätcha Mandala, c’est en 2009 que Nicolas (chant et basse), Jérémy (guitare) et Jean-Baptiste (batterie) forme le trio rock !
Avec pas loin de 450 dates au compteur, des tournées en France et en Europe (Allemagne, Royaume Uni…) et un album « financé » en partie par la campagne Ulule (été 2017), une passion commune pour le rock à l’ancienne, de l’apparence à l’enregistrement, c’est sans label au départ qu’ils se lancent dans la création de leur premier LP.
Premier LP qui voit le jour aujourd’hui, un LP totalement ROCK… pardon ROKH !

Belle ascension pour ce groupe dont le nom ferait penser à un plat indien, ou une incantation vaudou, alors qu’il s’agit finalement d’un mot russe pour « maison ou deuxième maison » pour le mot « Dätcha », et « Mandala » qui est un terme sankrit pour définir « la communauté »

Maintenant que les présentations sont faites, côté musique, le groupe tient à ses valeurs et ses influences heavy-rock des années 70 et nous propose un album enregistré 100% en analogique (sans ordinateur, chose rare en 2017 !) avec l’un des ingé-son qui a notamment bossé avec Queen.

Exigeant, par ce soin de proposer quelque chose de pure, de vraie, c’est dans son jus que commence l’électrifiant et lourd « Have You Seen The Light? »
Riffs accrocheurs, voix digne d’un Robert Plant dans sa belle époque, le heavy est à son maximum dans ce titre de six minutes. Heavy lourd efficace, transpirant, mais aussi du blues apaisant sur les couplets de « Da Blues » qui porte bien son nom.
Puis ce refrain sur « Misery », le prochain titre qui monte, qui monte… Une ballade rock où la voix de Nicolas fait son petit effet, une voix énergique sur la plupart des morceaux exceptée sur celui-ci, et sur le titre « Smiling Man ». Rassurante, susurrante et enivrante le chanteur jour des cordes sur ces deux titres apaisés.
« Misery » montre sa puissance émotionnelle sous forme d’une belle mélodie au piano-guitare-voix. « Smiling Man » nous plonge dans un travelling western blues, embellit par les violons et les chœurs.
On retrouve cette énergie rock et addictive sur la ligne de basse régulière du morceau « Anâhata », où punk et batterie viennent énerver le tout. Notamment sur le rock psyché hanté par des esprits vaudou sur « Human Free », titre vaporeux, planant de toute beauté, bien ficelé.
Pour finir, en beauté avec un titre de 12 minutes, sous forme de medley variant le style rock façon Zeppelin, Black Sabbath ou The Who’s à la douceur hindous sous ganja, « Loot » se déforme de minute en minute s’apprécie dans sa globalité, sa complexité et ses changements kaléidoscopiques qui font un titre d’une puissance rare.

Rincé, ébahi et ahuri, on est troublé, rassasié de ses 42 minutes passées en leur compagnie. Une énergie collective, un arrangement studio de qualité et maîtrisé.
Ambiance possédée, possessive, presque excessive tellement c’est jouissif par moment. Les Dätcha explose dans nos oreilles et expulse là un véritable album rock aux accents épicés, aux notes orientales et indiennes. Une hymne vivante, au rock vintage jusqu’au bout des boucles, d’une puissance folle et brute ancré dans le ro(hk)

 

Merci à Fred Lombard de chez « Tanguy You » pour la découverte et l’album !

 

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